Thouret : ce n’est pas seulement le nom de la fondatrice, mais c’est une expérience qui a longtemps accueilli, écouté, raconté et changé. C’est ce que j’ai expérimenté concrètement pendant la formation : je me suis sentie accueillie dès le début, en commençant par une rencontre fortuite à Regina Caeli à Naples, avec Sœur Maria Luisa, puis en entendant parler des personnes extraordinaires qui mettent leur vie en jeu pour les autres, en particulier les plus faibles. Ceci m’a profondément émue et m’a amenée à mettre tout mon être en jeu. J’ai été écoutée, dans mes insécurités et ma curiosité, et enfin je me suis sentie guidée, car cela faisait un certain temps que je n’avais pas ressenti ce sens de l’accompagnement autour de moi, à la fois pour des raisons personnelles et familiales, et pour le travail. L’échange avec les autres volontaires qui, bien qu’inconnus, ont raconté leur expérience avec beaucoup de naturel, de spontanéité et de profondeur, m’a été très utile, nourrissant ainsi de plus en plus mon élan intérieur.

J’ai souvent été enchanté, mais en même temps je me suis sentie « petit » en écoutant les événements qu’ils ont vécus, les objectifs matériels et humanitaires qu’ils ont atteints dans des réalités si différentes des nôtres, et les vies pleines d’enseignements donnés et reçus. Et cela me fait chaud au cœur, car c’est la seule façon d’essayer de s’améliorer, en se remettant toujours en question, sans schémas ni présomptions absolues. En conclusion, je peux dire que j’ai compris que la force, c’est vrai qu’on la trouve en soi, mais c’est vrai aussi qu’on la trouve surtout à travers l’autre et à travers l’invisible… C’est seulement ainsi que je peux expliquer qu’un jour où Rome était complètement bloquée à cause du Tour d’Italie (ce dimanche 22 juin), parmi les divers désagréments rencontrés à cause des transports complètements bloqués où j’ai mis plus de 3 heures pour arriver, j’ai réussi à acheter un gâteau, sans savoir que c’était l’anniversaire de Sœur Maria Luisa ! Longue vie à la Fondation Thouret et aux Sœurs de la Charité, toujours !
