Webinaire: Samedi 28 mars 2026
Femmes pour un rêve devenu réalité
Participation des femmes à la vie politique dans certains pays d’Asie
La Fondation Thouret ETS EF (Organisme de Secteur Tertiaire – Organisme Philanthropique) a lancé samedi 28 mars 2026 un nouveau cycle de rencontres en ligne, dans la continuité du précédent. Celui-ci était intitulé « Femmes pour un rêve devenu réalité ». Il s’agit d’une série de webinaires que nous considérons comme très importants et pertinents au regard des défis auxquels les femmes du monde entier sont confrontées aujourd’hui. Les femmes jouent un rôle essentiel au quotidien, tant au sein de la famille que dans la société ou la nation. Au sein de la famille, le rôle des femmes, en particulier celui de mères, consiste à être les premières éducatrices en transmettant des valeurs morales, éthiques et sociales à leurs enfants, ainsi qu’à créer et à préserver un environnement familial rassurant, sécurisant et rempli d’amour pour tous les membres de la famille. Dans la société, une mère instruite est capable de comprendre les défis de son époque afin de guider les nouvelles générations pour qu’elles apportent à leur tour, une contribution significative. Les femmes actives au sein des communautés contribuent également au bien-être de leur environnement, à tel point que, pour une nation, la femme est un pilier, agents du changement, éducatrices de la future génération et moteurs de l’économie créative. Deux personnalités du gouvernement indonésien, engagées dans la promotion des droits des femmes et de l’égalité des sexes, ont participé au webinaire en offrant un aperçu global de la place de la femme dans la société indonésienne. Son Excellence Michael Trias Kuncahyono, ambassadrice de la République d’Indonésie auprès du SaintSiège, souligne, dans son discours d’ouverture du webinaire, l’importance des femmes au sein de la famille, de la société et de l’économie, en mettant en avant leur rôle d’éducatrices et d’actrices du changement. Elle remercie les organisateurs du webinaire, qui offre l’occasion de partager des expériences et des solutions visant à promouvoir les droits des femmes et à sensibiliser l’opinion publique. Mme Hj. Arifatul Choiri Fauzi, ministre indonésienne pour l’Autonomie des femmes et la Protection de l’enfance, évoque quant à elle, l’importance de partager les expériences et les bonnes pratiques en matière d’autonomie des femmes dans des contextes sociaux et culturels variés. Malgré les progrès réalisés en Indonésie en matière d’égalité des sexes, comme en témoignent un taux d’alphabétisation des femmes de 94 % et une amélioration de l’indice de développement de genre, des défis importants persistent. Les femmes continuent à combattre leurs faibles taux de participation économique, aux obstacles structurels, à une prédominance dans le secteur informel et aux violences. L’éducation s’avère fondamentale pour leur autonomie et le gouvernement indonésien met en place des politiques visant à l’amélioration de leurs conditions. Cependant, une synergie entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé est nécessaire pour garantir des opportunités et une protection à toutes les femmes. Leur promotion est essentielle au progrès social et au développement équitable.
Dr Amurwani Dwi Lestariningsih, députée chargée de l’égalité des sexes et ministre de l’Émancipation des femmes et de la Protection de l’enfance en Indonésie,souligne l’engagement du gouvernement à protéger les femmes et les enfants contre la violence, en encourageant la mise en place d’activités de sensibilisations auprès des communautés traditionnelles locales dans les villages. Les femmes participent au groupe PKK (Autonomie et Bien-Être des familles) qui se concentre sur la santé et l’éducation des enfants. Le gouvernement propose également des formations sur l’alimentation et encourage la vente de produits locaux afin de favoriser l’autonomie économique, élément essentiel dans la lutte contre la violence. Il est essentiel de nouer des relations entre les femmes et les ONG locales afin de renforcer la confiance et d’améliorer leur bien-être. La collaboration entre le gouvernement et d’autres organisations est nécessaire pour apporter des changements significatifs dans la vie des femmes et des jeunes filles. Alessandra De Poli, journaliste pour Asie News et Monde et Missions, raconte son expérience récente en tant que journaliste spécialisée auprès du monde asiatique. Malgré les difficultés actuelles liées aux déplacements, elle a apprécié les expériences vécues dans différents pays, où elle a eu l’occasion d’observer la résilience des femmes.


Leur combat pour l’éducation et l’indépendance économique est essentiel, comme le démontre le travail de Selene Biffi, entrepreneuse sociale italienne reconnue pour ses initiatives éducatives et humanitaires notamment en Afghanistan, qui soutient les femmes à créer des petites entreprises. Alessandra a également évoqué certaines visites effectuées dans des écoles informelles et des projets destinés aux femmes victimes de violences. Les femmes font preuve d’une force incroyable et leur résilience est une source d’inspiration. Alissa Qotrunnada Munawaroh Wahid, directrice du réseau GUSDURIAN Indonésie déclare : « Après avoir écouté les interventions, je souhaite partager mon expérience en tant que psychologue et militante des droits des femmes. Je suis revenue dans le secteur social en 2010, suivant l’héritage de mon père, le président Wahid, connu pour son engagement en faveur du pluralisme et des droits de l’homme. J’ai dirigé le réseau Gusdurian, qui promeut les droits des femmes et la démocratie dans 130 villes en Indonésie, et qui organise également des activités interreligieuses ».Malgré les progrès accomplis, nous sommes toujours confrontés à des défis nombreux, notamment en ce qui concerne le leadership féminin au sein des organisations religieuses.
Nous avons mis en place des politiques visant à garantir la participation des femmes au sein des organisations. Malgré les progrès accomplis, ce travail en faveur des droits des femmes reste crucial. Nous collaborons avec des institutions religieuses et j’espère qu’une rencontre entre femmes leaders en Indonésie permettra de poursuivre cette lutte. Merci de m’avoir permis de partager mon histoire. Conclusion. Au terme de cette rencontre très riche, il apparaît clairement que la société indonésienne accomplit un travail considérable en faveur de la promotion des femmes. Et nous, sœurs travaillant au sein de la Fondation Thouret, nous en faisons directement l’expérience grâce au projet que nous accompagnons précisément à Esperanza, à Sintang, à Bornéo… où nous mettons en œuvre un programme agro-pastoral qui bénéficie d’une collaboration très importante et précieuse de la part de nombreuses associations et du gouvernement lui-même.Puisse donc cette société, déjà bien évoluée, servir d’exemple à de nombreuses autres sociétés.
Sr Erica Niati
